Ceci est une proposition de communiqué, à ajuster selon vos besoins et à diffuser dans vos réseaux.
Le 21 septembre a été désigné par l’Organisation des Nations unies (ONU) « Journée internationale de la paix ». Depuis 1981, cette journée vise à promouvoir les idéaux de paix dans le monde entier. À cette occasion, [nom de votre ville/commune] a décidé de participer à la campagne nationale, et d’arborer le drapeau de la paix sur ses bâtiments officiels. Par ce symbole reconnu mondialement, nous souhaitons attirer l’attention sur les initiatives internationales en faveur d’un désarmement nucléaire global, qui doit être mis en œuvre le plus rapidement possible étant donné le contexte sécuritaire international actuel.
Les armes nucléaires sont des armes de destruction massive. Elles frappent de manière arbitraire et ont des conséquences catastrophiques sur les populations, les infrastructures, la nature et l’environnement, sans compter les effets des radiations qui peuvent se manifester pendant des décennies. Avec le dérèglement climatique, les armes nucléaires constituent aujourd’hui la plus grande menace existentielle pour l’humanité et les écosystèmes.
Pour faire face à cette menace, 94 États ont déjà signé et 73 ont ratifié le Traité des Nations unies sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN). Ce traité est entré en vigueur le 22 janvier 2021, rendant les armes nucléaires officiellement illégales au regard du droit international. Malheureusement, la Belgique n’a toujours pas adhéré à ce traité.
En 2025, la menace nucléaire reste plus présente que jamais. Dans le monde, 12 331 ogives nucléaires sont encore en circulation, tandis que les neuf États dotés d’armes nucléaires modernisent – et même élargissent – leurs arsenaux. Les citoyen·nes belges sont aussi, malgré leur volonté, particulièrement concerné·es par les armes nucléaires, puisque depuis 1963 la Belgique abrite une vingtaine de bombes nucléaires états-uniennes sur son territoire (dans la province du Limbourg, à la base militaire de Kleine Brogel), et ce dans le silence politique le plus total. De plus, les ogives nucléaires de Kleine Brogel ont récemment été remplacées par les nouvelles bombes B61-12, plus facilement déployables. Cette augmentation de la capacité de déploiement des armes nucléaires est une évolution extrêmement dangereuse, rendant la possibilité d’utiliser une arme nucléaire encore plus grande.
Cette année marque un moment particulièrement symbolique : le 80e anniversaire des bombardements atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, qui ont coûté la vie à 240 000 personnes et marqué le début de l’ère de la menace nucléaire, qui perdure encore aujourd’hui. Ce triste anniversaire souligne l’importance de maintenir un engagement fort, y compris au niveau local, en faveur d’un monde libéré des armes nucléaires. Pour qu’on puisse, ensemble, proclamer « plus jamais ! ».
Loin d’assurer la sécurité de nos pays, ces armes de destruction massive rendent au contraire le monde plus dangereux et menacent l’existence humaine, en particulier dans ce contexte de tensions grandissantes entre puissances nucléaires. Leur présence fait de notre pays une cible potentielle de premier plan en cas de guerre. Sans compter les accidents nucléaires qui ne sont pas à exclure. En outre, les évolutions technologiques et le manque de fiabilité des dirigeants des puissances nucléaires compromettent la doctrine de dissuasion. Le monde ne sera en sécurité que si ces armes mortelles sont effectivement éradiquées.
Le danger ne vient pas de la nationalité d’une bombe nucléaire, mais de l’existence même de ces armes de destruction massive. Le désarmement nucléaire mondial est non seulement possible, il est urgent et nécessaire.
C’est pourquoi les villes et communes belges s’expriment à l’occasion cette Journée internationale en faveur de la paix en demandant que notre pays respecte ses engagements en matière de désarmement nucléaire, en refusant de stocker des bombes nucléaires étatsuniennes sur le sol belge et en redoublant d’efforts en vue de l’adhésion de notre pays au TIAN. Ensemble, entamons ce chemin vers l’abolition des armes de destruction massive.